Arthrose chez le cheval : les symptômes, traitements et prévention
Accueil Nos conseils Arthrose chez le cheval : les symptômes, traite...

Arthrose chez le cheval : les symptômes, traitements et prévention

tarik radouani

Plus d'un cheval sur trois est atteint d'arthrose en France, soit environ 350 000 équidés. C'est la première cause de retrait des chevaux de course, et un motif très fréquent de baisse de performance chez les chevaux de sport comme chez ceux de loisir. Contrairement à une idée reçue tenace, l'arthrose ne concerne pas que les vieux chevaux. Et elle n'est pas une fatalité.

Les lésions du cartilage sont irréversibles, c'est vrai. Mais on peut soulager la douleur, ralentir la dégénérescence et maintenir une activité régulière, à condition d'agir tôt. La prise en charge vétérinaire, le soutien nutritionnel, la maréchalerie et l'hygiène de vie se combinent.

Voici ce qu'il faut savoir pour repérer les signes, comprendre les causes et offrir à votre cheval les meilleures chances de continuer à bouger librement.

Sommaire

  1. Qu'est-ce que l'arthrose chez le cheval ?
  2. Les causes de l'arthrose
  3. Comment reconnaître les symptômes ?
  4. Le diagnostic vétérinaire
  5. Les traitements médicaux
  6. Le soutien nutritionnel : les actifs qui comptent
  7. Gestion au quotidien : maréchalerie, mouvement, environnement
  8. Prévention : les bons réflexes


1. Qu'est-ce que l'arthrose chez le cheval ?

L'arthrose, ou ostéo-arthrose, est une maladie dégénérative progressive qui touche le cartilage des articulations. Avant d'aller plus loin, un rappel rapide sur l'articulation du cheval.

L'articulation, un amortisseur sous tension

Une articulation relie deux os. À leurs extrémités, le cartilage permet aux surfaces osseuses de glisser sans friction et amortit les chocs à chaque foulée. Ce cartilage baigne dans la synovie, un liquide visqueux riche en acide hyaluronique, sécrété par la membrane synoviale. La synovie nourrit les chondrocytes (cellules du cartilage) et lubrifie l'ensemble.

La dégénérescence du cartilage

Dans l'arthrose, le cartilage s'use, se fissure, puis disparaît par zones. L'os sous-jacent se remodèle. Des excroissances osseuses, appelées ostéophytes, peuvent apparaître. L'articulation devient douloureuse. Le cartilage a une capacité de régénération quasi nulle : une fois abîmé, il ne repousse pas. Les lésions sont donc définitives.

Face à la douleur, le cheval compense avec ses muscles, tendons et ligaments voisins. Cette compensation entraîne fréquemment des dommages secondaires : contractures, tendinites, mauvaises postures.

Attention à ne pas confondre arthrose et arthrite. L'arthrose est une usure mécanique progressive du cartilage. L'arthrite est une inflammation articulaire aiguë, souvent d'origine infectieuse ou traumatique. Une arthrite non traitée peut évoluer en arthrose.

Les articulations les plus touchées

Chez le cheval, l'arthrose frappe en priorité les articulations les plus sollicitées :

  • Le boulet (molettes articulaires fréquentes)
  • Le jarret (éparvin)
  • Le genou (carpe)
  • Le pied (articulation inter-phalangienne, os naviculaire)
  • Le dos, notamment la jonction thoraco-lombaire

2. Quelles sont les causes de l'arthrose chez le cheval ?

L'arthrose est multifactorielle. Rarement une seule cause, presque toujours une combinaison. On distingue deux grands cas :

  • L'arthrose primaire : cartilage fragile soumis à des contraintes normales.
  • L'arthrose secondaire : cartilage sain soumis à des contraintes anormales (traumatisme, sursollicitation).

L'âge

Le cartilage se dégrade naturellement avec le temps. Sa composition évolue, il perd en élasticité et en résistance. L'arthrose du cheval senior est la forme la plus connue. Mais l'âge n'est pas la seule cause, loin de là.

Le travail : sursollicitation, fatigue, qualité des sols

Des entraînements trop intenses, trop longs ou mal préparés usent le cartilage prématurément. La vitesse, les appuis brutaux et les impacts répétés laissent des traces.

Une reprise trop rapide après traumatisme pose le même problème. Un AINS masque la douleur, mais l'articulation n'est pas guérie pour autant.

La qualité du sol compte aussi. Un terrain trop dur frappe les articulations. Un sol trop profond surcharge tendons et ligaments. L'idéal est d'alterner les surfaces.

Enfin, travailler un jeune cheval avant la maturation complète de ses articulations crée des microlésions durables. L'hypersollicitation peut provoquer une arthrose précoce, même chez un cheval de 6 ou 7 ans.

Les défauts d'aplombs

Les aplombs désignent la façon dont le cheval se tient et se déplace sur ses quatre membres. Des déviations (varus, valgus, panard, cagneux, paturons trop droits ou trop bas-jointés) répartissent mal les pressions sur le cartilage, qui s'use de façon asymétrique. Un suivi régulier du maréchal-ferrant, dès le plus jeune âge, fait partie des bases.

Le surpoids

Chaque kilo superflu pèse sur les articulations à chaque foulée, toute la journée. Le surpoids est l'un des facteurs les plus facilement modifiables. Et donc l'un des premiers leviers de prévention.

Les traumatismes et inflammations

Entorse, luxation, étirement font partie des facteurs les plus aggravants. Une plaie articulaire avec contamination bactérienne (arthrite septique) peut aussi détruire le cartilage rapidement. Certaines infiltrations d'anti-inflammatoires stéroïdiens fragilisent le cartilage sur le long terme, ce qui explique qu'elles soient utilisées avec parcimonie.

L'ostéochondrose (jeune cheval)

L'ostéochondrose (OCD) est un défaut d'ossification pendant la croissance qui laisse un fragment osseux libre dans l'articulation. Ce fragment entretient une inflammation chronique qui évolue souvent en arthrose à l'âge adulte.

Alimentation et déséquilibres

Carences en minéraux, excès énergétiques pendant la croissance, déficits en oligoéléments : une alimentation mal ajustée fragilise directement le cartilage et l'os.

3. Comment savoir si mon cheval a de l'arthrose ?

L'arthrose s'installe de façon insidieuse. Les premiers signes sont discrets et faciles à mettre sur le compte de la fatigue ou d'un jour "sans". Plus on agit tôt, plus on ralentit la progression.

Les signes qui doivent alerter

  • Raideur à froid, surtout le matin ou au début de la séance
  • Boiterie qui s'améliore après quelques minutes d'échauffement
  • Démarche raide, pataude, réticence à avancer
  • Articulation chaude, gonflée ou douloureuse à la palpation
  • Craquements lors de la mobilisation d'un membre
  • Difficulté à se lever, à s'allonger, à tourner dans le box
  • Molettes (gonflements sous-cutanés au niveau du boulet)
  • Trébuchements, baisse de performance inexpliquée
  • Tensions musculaires dans le dos

Les signes plus spécifiques

Une boiterie marquée sur sol dur qui s'estompe sur sol souple est un signal classique. La flexion dynamique positive, un test que réalisera votre vétérinaire, en est un autre. Les symptômes s'aggravent aussi par temps froid et humide.

Quand consulter ? Dès les premiers signes persistants. Un diagnostic précoce est le meilleur allié pour préserver les articulations de votre cheval.

4. Le diagnostic vétérinaire

Seul un vétérinaire peut confirmer l'arthrose. L'examen suit généralement plusieurs étapes :

  1. Examen clinique. Palpation des articulations, recherche de chaleur, de gonflement, de douleur.
  2. Examen de la boiterie. Observation au pas et au trot, sur sol dur et souple, en cercle dans les deux sens.
  3. Test de flexion. L'articulation est fléchie pendant quelques secondes, puis le cheval trotte pour révéler une éventuelle boiterie déclenchée.
  4. Anesthésie diagnostique. Injection d'anesthésique autour d'une articulation pour localiser précisément la zone douloureuse.
  5. Imagerie médicale. La radiographie visualise les remaniements osseux, ostéophytes et pincements articulaires. Le cartilage lui-même n'est pas visible, mais ses effets le sont. L'échographie est utile pour les tissus mous autour de l'articulation. L'IRM, le scanner ou la scintigraphie servent pour les cas complexes. L'arthroscopie, un examen chirurgical de l'intérieur de l'articulation, reste le plus précis pour évaluer l'état du cartilage.

5. Les traitements médicaux

Aucun traitement ne guérit l'arthrose aujourd'hui. On cherche plutôt à soulager la douleur, réduire l'inflammation et ralentir la progression, pour maintenir la qualité de vie et l'activité du cheval.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

Prescrits par le vétérinaire lors des crises aiguës. Ils calment la douleur et l'inflammation, mais ne soignent pas la cause. Usage ponctuel et encadré : la prise prolongée peut entraîner des ulcères gastriques et des problèmes rénaux.

Les infiltrations intra-articulaires

Les corticoïdes sont de puissants anti-inflammatoires, à utiliser avec modération car ils fragilisent le cartilage sur le long terme. L'acide hyaluronique lubrifie l'articulation et restaure les propriétés du liquide synovial. Le PRP (plasma riche en plaquettes) et l'IRAP sont des thérapies régénératives à partir du sang autologue du cheval, sans effets délétères connus sur le cartilage.

Les biphosphonates (Tildren, Osphos)

Ils freinent la résorption osseuse. Particulièrement efficaces sur l'arthrose du jarret (éparvin) et sur les affections naviculaires.

Mésothérapie, ondes de choc, physiothérapie

Approches complémentaires, utiles notamment pour les dorsalgies et les tensions musculaires associées.

6. Le soutien nutritionnel : les actifs qui font la différence

À côté du volet médical, la supplémentation ciblée est l'un des leviers les plus efficaces pour soutenir les articulations au quotidien. Plusieurs actifs ont fait leurs preuves dans la littérature vétérinaire.

Les chondroprotecteurs : le trio de référence

Les chondroprotecteurs protègent le cartilage et stimulent sa synthèse. Trois actifs font consensus.

La glucosamine sulfate est un précurseur des protéoglycanes et de l'acide hyaluronique. Elle participe à l'hydratation et à l'élasticité du cartilage, et aide à ralentir sa dégradation.

La chondroïtine sulfate est un composant naturel du cartilage. Elle retient l'eau dans les tissus articulaires et protège les chondrocytes contre les enzymes destructrices et les radicaux libres.

Le MSM (méthyl-sulfonyl-méthane) est une source de soufre organique, indispensable à la synthèse du collagène. Il a également des propriétés anti-inflammatoires naturelles et soutient la souplesse articulaire.

L'association des trois produit un effet synergique : chacun agit sur un maillon différent de la chaîne articulaire.

Le collagène hydrolysé type I et III

Le collagène est la protéine majoritaire du cartilage. Sa forme hydrolysée, fragmentée en peptides, est mieux assimilée. Apporté régulièrement, il soutient la reconstruction des matrices cartilagineuses et tendineuses.

Le cartilage de requin

Source naturelle et concentrée de glycosaminoglycanes (GAGs), de protéines collagéniques et de minéraux. C'est un ingrédient historique de la nutrition articulaire, utilisé à la fois pour ses effets chondroprotecteurs et son action sur la matrice osseuse sous-chondrale.

La vitamine C

Cofacteur essentiel de la synthèse du collagène. Sans vitamine C, pas de collagène de qualité. Elle agit également comme antioxydant, en limitant les dégâts des radicaux libres sur les cellules cartilagineuses.

Le calcium et le phosphore

Ces deux minéraux soutiennent l'os sous-chondral, directement impliqué dans la stabilité de l'articulation. Un bon ratio calcium/phosphore est indispensable.

Et les plantes ?

Harpagophytum, curcuma, boswellia, reine des prés ont des propriétés anti-inflammatoires intéressantes. Attention toutefois : l'harpagophytum est dopant et proscrit en compétition sous réglementation FEI/FFE. Si votre cheval concourt, renseignez-vous auprès de votre vétérinaire avant toute supplémentation végétale.

Notre solution : Arthro'care Flex

Arthro'care Flex réunit en une seule formule les actifs les plus reconnus pour le soutien articulaire du cheval :

  • Cartilage de requin, source naturelle de GAGs
  • Chondroïtine sulfate et glucosamine sulfate, le duo chondroprotecteur de référence
  • MSM (méthyl-sulfonyl-méthane), soufre organique à action anti-inflammatoire naturelle
  • Collagène hydrolysé type I et III, pour la reconstruction des matrices cartilagineuses
  • Protéines collagéniques
  • Calcium et phosphore, pour le soutien osseux
  • Vitamine C, pour la synthèse du collagène et son action antioxydante

Format : poudre, pot de 1 kg avec cuillère doseuse.
Posologie : 50 g/jour pour un cheval adulte (500 kg), 25 à 30 g/jour pour un poney. Phase de charge : dose doublée pendant 15 jours en début de cure.
Cure recommandée : 2 à 3 mois, renouvelable selon l'état articulaire.
Pour qui : cheval arthrosique, cheval de sport en prévention, senior, convalescent, jeune cheval en croissance


7. Gestion au quotidien : maréchalerie, mouvement, environnement

Une maréchalerie rigoureuse

Un parage régulier, toutes les 6 à 8 semaines, et une ferrure adaptée sont essentiels chez le cheval arthrosique. Le maréchal-ferrant peut corriger des déséquilibres, adoucir le déroulé du pied et soulager mécaniquement l'articulation douloureuse. En collaboration avec le vétérinaire, des ferrures orthopédiques peuvent être envisagées.

Le mouvement, pas le repos

C'est souvent contre-intuitif pour les propriétaires : la mise au repos forcée aggrave l'arthrose. Sans mouvement, le cartilage n'est plus nourri par le liquide synovial, les muscles s'atrophient, le cheval prend du poids, et la douleur augmente au moindre effort.

La bonne approche consiste à maintenir une activité régulière, douce et adaptée : marche en main, travail à pied, monte en extérieur sur sol plat. L'échauffement doit être long et progressif, 15 à 20 minutes au pas minimum. En pleine crise, on évite les sols durs et irréguliers, ainsi que les départs et arrêts brutaux et les cercles serrés.

Pré plutôt que box

Le cheval vivant au pré bouge naturellement toute la journée. C'est ce qu'il lui faut. Le box permanent favorise la raideur matinale et l'atrophie musculaire. Même quelques heures de paddock quotidiennes font une vraie différence.

Surveiller le poids

Le surpoids accélère l'arthrose. Évaluer régulièrement l'état corporel (note d'état corporel, NEC) et ajuster la ration en conséquence est un geste simple mais déterminant.

8. Prévention : les bons réflexes avant que l'arthrose ne s'installe

La prévention est la meilleure stratégie contre l'arthrose. Les articulations du cheval se préparent bien avant les premiers signes, et les bons gestes s'adoptent dès le plus jeune âge.

Tout commence par une alimentation équilibrée, qui couvre les besoins en minéraux, oligoéléments et vitamines tout au long de la vie. Une vigilance particulière s'impose sur la ration du jeune cheval en croissance, compte tenu du risque d'ostéochondrose. Le suivi du maréchal-ferrant doit lui aussi être régulier dès les premiers mois.

Côté travail, la règle d'or est la progressivité. On respecte la maturité physiologique du cheval, on alterne les types de sol et on évite la routine. Un échauffement et une récupération systématiques, avant et après chaque effort, protègent les articulations sur la durée. Dans le même esprit, le maintien d'un poids idéal reste l'un des gestes les plus efficaces : chaque kilo en trop pèse sur le cartilage à chaque foulée.

Chez le cheval de sport, une supplémentation préventive en chondroprotecteurs se justifie pleinement, en particulier pendant les périodes d'entraînement intensif, de débourrage, de concours ou de travail sur sol dur. L'objectif est simple : soutenir le cartilage avant qu'il ne s'abîme.

Enfin, deux réflexes font souvent la différence sur le long terme : une vie au pré (ou a minima un accès quotidien au paddock) et une prise en charge rapide des petits traumatismes. Une entorse mal soignée peut tout à fait évoluer en arthrose chronique.

Ce qu'il faut retenir

  • L'arthrose touche plus d'un cheval sur trois et peut apparaître à tout âge, pas seulement chez le senior.
  • Les lésions du cartilage sont irréversibles, mais l'évolution peut être ralentie.
  • Agir tôt change tout : dès les premières raideurs, consultez votre vétérinaire.
  • Le mouvement régulier, un poids maîtrisé, une maréchalerie rigoureuse et une alimentation équilibrée restent les piliers.
  • Une supplémentation ciblée (chondroprotecteurs, collagène, cartilage de requin, vitamine C) soutient l'articulation au quotidien, en prévention comme en entretien.

Arthro'care Flex réunit dans une seule formule les actifs validés par la recherche vétérinaire pour accompagner l'arthrose du cheval. Une solution complète, adaptée au cheval arthrosique comme au cheval de sport en prévention.

 

Prendre soin de votre cheval commence ici

Découvrez nos compléments alimentaires et soins équins formulés pour le bien-être et la performance de vos chevaux.

Voir nos produits
Retour au blog

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être publiés.